Jupiler, le taureau qui garde ses racines à Jupille
Derrière une pils familière, une histoire liégeoise : la famille Piedbœuf, le lancement de Jupiler 5 en 1966 et une production toujours implantée à Jupille.

Une bière familière, une histoire liégeoise
Pour raconter les bières de la province de Liège, Jupiler a toute sa place. Son taureau accompagne tant de comptoirs qu’on en oublie parfois le village inscrit dans son nom : Jupille-sur-Meuse. J’aime retrouver cette origine locale derrière une marque devenue nationale. La famille Piedbœuf travaille d’abord dans le matériel brassicole, avant de produire sa propre bière en 1853. En septembre 1966, le lancement de Jupiler 5 marque une étape décisive. La pils actuelle à 5,2 % prolonge cette histoire industrielle et populaire. Retrouver la chronologie wallonne.
La précision d’une pils
Jupiler appartient à la famille des pils de fermentation basse. Son producteur détaille une recette réunissant eau, malt d’orge, maïs, houblon et levure. Les céréales sont moulues, puis le brassage permet d’obtenir le moût sucré. Celui-ci est séparé des grains, chauffé avec le houblon, clarifié et refroidi avant l’ajout de levure. La fermentation donne naissance à l’alcool et au gaz carbonique. La maturation affine ensuite le profil, puis la filtration apporte la limpidité. À cette échelle, la régularité constitue un savoir-faire à part entière : retrouver l’équilibre attendu demande une maîtrise suivie des matières premières et de chaque étape. Découvrir le processus présenté par Jupiler.
Un profil doux-amer et rafraîchissant
Les repères de dégustation restent sobres : un nez malté, une bouche légèrement douce et une finale légère, selon la fiche produit de Colruyt. La marque met pour sa part l’accent sur un équilibre doux-amer, des saveurs souples et une fin de bouche vive et rafraîchissante. L’intérêt est de prêter attention à la netteté de ce parcours : la céréale en premier plan, la douceur qui accompagne la gorgée, puis le rôle de l’amertume. Cette lecture convient bien à une bière de comptoir qui fait partie du quotidien de nombreux cafés. Le producteur propose notamment de l’associer à un barbecue. Lire le profil de la marque.
Pourquoi ce chiffre cinq ?
Le nom Jupiler 5 n’était pas un simple numéro. La notice historique de la Région wallonne précise que le cinq renvoyait au degré d’alcool de la bière lancée en 1966 et au nombre de ses ingrédients. Un détail discret qui relie une ancienne étiquette au contenu du verre. Il rappelle aussi qu’une marque très connue peut encore réserver quelques découvertes lorsque l’on remonte son histoire.
Retrouver Jupille aujourd’hui
La brasserie de Jupille reste un site de production de Jupiler : AB InBev le confirme dans sa présentation du 11 juin 2025 consacrée au lien de la bière avec Liège. Le nouveau site brassicole y avait produit son premier brassin le 15 avril 1992. Cette adresse raconte une autre dimension du patrimoine gourmand, celle des métiers et de l’industrie. Pour toute demande de visite, renseignez-vous directement auprès du contact officiel d’AB InBev. La documentation historique et les étapes de fabrication se découvrent aussi sur le site de Jupiler.
Photos et crédits
Photo 1 — Brasserie Piedbœuf à Jupille-sur-Meuse, photographiée en octobre 2005. Jacques Renier · CC BY-SA 2.5 · Source.
Photo 2 — Verre de bière Jupiler photographié en 2007 ; illustration du produit, sans vue de la brasserie. Aida · CC BY 3.0 · Source.
Découverte réservée aux adultes. À savourer avec modération.


