Waterloo Triple Blonde : une bière au cœur de Mont-Saint-Jean
À la Ferme de Mont-Saint-Jean, Waterloo Triple Blonde associe fermentation haute, rondeur maltée et finale houblonnée. Une halte où le patrimoine du champ de bataille rejoint une véritable activité brassicole en Brabant wallon.

Une ferme qui raconte Waterloo
La Ferme de Mont-Saint-Jean ne se résume pas à une adresse sur une étiquette. Au cœur du champ de bataille de Waterloo, cet ancien hôpital de campagne britannique abrite aujourd’hui une microbrasserie, une distillerie, un musée et des espaces d’accueil. La Waterloo Triple Blonde s’inscrit dans cette vie retrouvée du patrimoine brabançon : découvrir le produit permet aussi de comprendre un lieu.
La relance moderne de la marque précède son installation ici. Le site officiel retrace un lancement par Adrien Desclée en 2005, puis une association avec Anthony Martin en 2013. La famille Martin rachète la ferme en 2014 et la restaure. Son inauguration lors du bicentenaire de 2015 marque la rencontre entre mémoire du site et nouvelle activité touristique et brassicole.
Un vrai outil de production
Le brassage à Mont-Saint-Jean est décrit par les sites officiels de la ferme et de Waterloo. La microbrasserie possède une installation permettant des brassins de dix hectolitres, avec des cuves et un équipement de refroidissement adaptés. L’association de la marque au lieu repose donc sur une production réelle, au-delà de la seule évocation de la bataille.
La Triple Blonde est une bière de fermentation haute à 8 %. Sa première fermentation dure plusieurs semaines ; une seconde fermentation en bouteille complète ensuite son développement aromatique. Cette succession d’étapes aide à comprendre son effervescence et son caractère. Les caractéristiques de la Saison Bio ou des bières aux fruits de la gamme ne doivent pas lui être attribuées : chaque recette possède ses propres ingrédients et son propre équilibre.
Nez, bouche et finale
La description officielle annonce une couleur dorée, des bulles fines et une mousse dense. Au nez, la levure et les fruits tiennent le premier rôle, accompagnés de nuances délicates de houblon. La pomme verte et le tilleul figurent parmi les évocations publiées par le producteur : des repères pour explorer le verre, sans les transformer en promesse identique pour chaque dégustation.
En bouche, le malt apporte une impression pleine et souple. Le houblon revient ensuite dans une finale fraîche, dont l’amertume équilibre cette rondeur. La maison insiste sur une présence aromatique persistante. Nous reprenons ici le profil annoncé par le brasseur, sans présenter ces lignes comme une dégustation personnelle. Son accord conseillé avec une viande grillée donne une piste gourmande pour prolonger la découverte à table.
Le calice, un artisanat à part entière
Le contenant a aussi son histoire. Pour accompagner la gamme Waterloo, les brasseurs ont fait appel à un maître potier de la région. La ferme indique que la fabrication manuelle d’un calice nécessite sept jours. Ce petit objet prolonge la rencontre entre bière et artisanat local, bien au-delà de l’imagerie militaire.
Une visite à organiser
La ferme propose des visites payantes de la brasserie et de la distillerie, ainsi que des formules de groupe sur réservation. Les langues, horaires et contenus varient selon la formule. Consultez la page officielle des visites avant de venir au 591, chaussée de Charleroi. Pour les caractéristiques du produit, retrouvez également la gamme officielle Waterloo.
Photos et crédits
Photo 1 — Vue de la Ferme de Mont-Saint-Jean à Waterloo, photographiée en octobre 2015. Paul Hermans · CC BY-SA 4.0 · Source.
Photo 2 — Les bâtiments de la Ferme de Mont-Saint-Jean, lieu de la microbrasserie Waterloo, en 2015. Paul Hermans · CC BY-SA 4.0 · Source.
Photo 3 — Autre perspective sur la Ferme de Mont-Saint-Jean à Waterloo en octobre 2015. Paul Hermans · CC BY-SA 4.0 · Source.
Découverte réservée aux adultes. À savourer avec modération.




