Chimay Le 1876, un fromage et une date pour raconter un savoir-faire
Une pâte pressée au caractère franc et moelleux : le nom Le 1876 renvoie à un épisode fondateur de l’histoire fromagère de Chimay.

Le nom ouvre une porte sur l’histoire
Le 1876 est l’un des fromages de la gamme Chimay. Ce nombre n’est pas une indication d’âge de la meule : il renvoie à l’apprentissage fromager entrepris cette année-là par le frère Benoît en France. L’abbaye avait été fondée en 1850. L’histoire publiée par Chimay permet ainsi de distinguer la naissance de la communauté, le développement d’un savoir-faire et les produits commercialisés aujourd’hui. Le nom commémore un jalon ; il ne prouve pas que cette référence commerciale existait déjà sous la même forme en 1876.
Une meule au goût franc
Le dossier du producteur présente Le 1876 dans un format de deux kilos, avec quatre semaines d’affinage et un caractère franc et moelleux. Il s’inscrit dans la famille des pâtes pressées, où l’on travaille le caillé avant la mise en forme et la maturation. La texture n’est ni celle d’un fromage frais à tartiner, ni celle d’un vieux fromage très sec. Ces différences de fabrication et de temps donnent plusieurs usages à un même aliment de départ : le lait.
Le territoire se lit dans la collecte
La présentation actuelle de la fromagerie relie son approvisionnement à la coopérative Coferme et aux exploitations situées dans un rayon d’environ quarante kilomètres. Le fromage raconte donc un bassin laitier autour de Chimay, pas uniquement les bâtiments de l’abbaye. L’installation de l’activité fromagère à Baileux en 1982 constitue un autre repère de cette évolution. Entre l’image d’une communauté religieuse et le produit posé sur une planche, il existe aussi des éleveurs, une collecte et des équipes de transformation.
Pourquoi plusieurs fromages portent le même nom de lieu
Chimay n’est pas une seule recette de fromage. Les références diffèrent par leur texture, leur format et leur affinage. Le 1876 ne doit donc pas être décrit avec les caractéristiques d’un Vieux Chimay, d’un Poteaupré ou d’un fromage à la bière. Cette diversité est une petite histoire en soi : une maison peut conserver une identité commune tout en faisant varier la préparation. La date inscrite sur cette référence attire l’attention sur une transmission de savoir-faire plutôt que sur une recette supposée restée immobile.
De la planche à l’assiette
Ce fromage peut être proposé en portions sur une planche ou entrer dans une préparation où sa texture prend une autre place. Le choix dépend du morceau, de son état et de l’effet recherché, pas d’un accord obligatoire. Pour l’achat, vérifiez le nom exact, les ingrédients, les conditions de conservation et les conseils de service. Un passage dans la région permet de relier le produit à un paysage laitier ; il ne donne pas automatiquement accès aux ateliers. Les possibilités de découverte se consultent auprès du producteur avant de partir.
Photos et crédits
Photo 1 — L’abbaye Notre-Dame de Scourmont vue du ciel en 2013, berceau de l’histoire fromagère de Chimay Lionel Bartel · CC BY-SA 4.0 · Source.


