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Le lapin à la bière et aux orties de Philippeville

Une spécialité lancée en 1987 et défendue par une joyeuse ambassade gastronomique : Philippeville associe le lapin mijoté, une bière de son histoire et les orties.

Lapin mijoté photographié à Malte en 2018 : exemple de cuisson en sauce, et non le lapin à la bière et aux orties de Philippeville.

Une tradition dont on connaît le lancement

Toutes les spécialités n’ont pas besoin d’un berceau médiéval. Le lapin à la bière et aux orties de Philippeville est lancé en 1987, puis soutenu par l’Ambassade du Lapin à la Bière, créée en 1988. Ce récit documenté est plus intéressant qu’une ancienneté artificielle : il montre une ville construisant volontairement un rendez-vous autour de sa cuisine.

La confrérie raconte une conversation entre deux futurs fondateurs sur la place d’Armes, lors d’un lancement de montgolfière. De cette rencontre et d’un projet déjà discuté naît une dynamique collective. La spécialité devient ainsi une histoire d’amitié, de restaurateurs et de promotion locale, pas seulement une liste d’ingrédients dans une casserole.

Le lapin, la sauce et le végétal

Le plat met en relation une viande mijotée, la bière et les orties préparées. La recette transmise par la confrérie, également reproduite dans une présentation de la préparation, associe aussi oignons et aromates à la cuisson du lapin. Cette fiche donne une lecture du plat ; pour les quantités et les gestes précis, consultez la recette et le cuisinier qui la réalise.

Les orties ne sont pas un décor ajouté au dernier moment pour rendre le nom original. Elles introduisent un élément végétal dans une préparation en sauce. Leur présence invite à regarder autrement les plantes familières du paysage, sans encourager une cueillette improvisée : un ingrédient doit être correctement identifié, préparé et acheté ou récolté dans des conditions adaptées.

Schwendi, un nom relié à la ville

La bière associée à la tradition est la Schwendi, du nom d’un gouverneur militaire de Philippeville. La confrérie explique son origine à l’ancienne brasserie Devaux et précise qu’elle est aujourd’hui brassée à Silly, dans le Hainaut. L’attachement historique à une ville et le lieu de production actuel ne sont donc pas la même chose : les deux informations méritent d’être dites.

Le costume bleu et or de l’Ambassade reprend les couleurs locales. C’est une autre petite particularité de ce patrimoine gourmand : le repas ne circule pas seul, il est accompagné de cérémonies, de liens entre confréries et de personnes qui le défendent. Une spécialité peut ainsi devenir un support de vie associative autant qu’un plaisir de table.

Une découverte à préparer

Pour goûter le plat, demandez les possibilités actuelles à l’office du tourisme ou à la confrérie et vérifiez la carte avant de réserver. Les banquets et manifestations suivent leur propre calendrier. Le fait qu’une préparation soit emblématique de Philippeville ne signifie pas qu’elle soit disponible sans commande dans tous ses restaurants.

Cette fiche concerne une préparation culinaire, pas la vente d’une boisson. Si vous la cuisinez, demandez conseil pour le choix des ingrédients et suivez la recette retenue sans supposer qu’une cuisson garantit l’absence de toute trace d’alcool. Les images doivent être lues avec leurs légendes : une photographie générique ne prouve ni l’origine du lapin ni la réalisation du plat par un restaurateur de Philippeville.

Photos et crédits

Photo 1 — Lapin mijoté photographié à Malte en 2018 : exemple de cuisson en sauce, et non le lapin à la bière et aux orties de Philippeville. Renata Apan · CC BY-SA 4.0 · Source.

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