La disparition des cafés de village en Wallonie
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Entre 2015 et 2024, le nombre de cafés et bars actifs en Wallonie a chuté d’environ 23 %. Derrière les chiffres, c’est un lieu social qui s’efface.

Une baisse mesurable
Les données Statbel sur les entreprises actives à la TVA montrent qu’en Wallonie, les cafés et bars sont passés de 4 239 en 2015 à 3 265 en 2024. Cela représente 974 établissements en moins, soit une diminution proche de 23 % en neuf ans. Le recul est donc réel, même si toutes les communes ne connaissent pas la même situation.
Il n’existe pas une cause unique
Les habitudes ont changé : davantage de consommation à domicile, nouvelles formes de loisirs, mobilité différente et fréquentation moins régulière. À cela s’ajoutent les coûts d’énergie, de personnel et de mise aux normes, ainsi que la difficulté de transmettre une petite affaire à la génération suivante.
Un commerce qui était aussi un service social
Le café de village servait de salon commun. On y échangeait les nouvelles, organisait une fête, retrouvait les clubs et accueillait les personnes seules. Sa fermeture ne retire pas seulement une enseigne ; elle réduit les occasions de rencontre spontanée dans des territoires où les services se concentrent déjà ailleurs.
Peut-on inverser la tendance ?
Certains lieux survivent en ajoutant petite restauration, produits locaux, événements ou fonctions multiples. D’autres sont repris sous forme associative ou coopérative. Le modèle ancien ne reviendra sans doute pas partout, mais son rôle social peut inspirer de nouveaux cafés plus polyvalents et enracinés.





