Flexi-jobs en Belgique : ce qui a changé depuis le 1er juillet 2026
- il y a 22 heures
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Le changement que beaucoup associaient à la fin de 2026 est en réalité déjà entré en vigueur : depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobs sont ouverts, en principe, à l’ensemble des secteurs privés et publics en Belgique. C’est une évolution importante pour l’emploi complémentaire, et particulièrement pour l’horeca, où le système est né en 2015.
L’élargissement ne signifie toutefois pas que tout le monde peut engager n’importe qui sous ce statut. Les conditions liées au travailleur, les exclusions sectorielles, le plafond fiscal et les obligations de l’employeur continuent à s’appliquer.

D’un outil horeca à un système presque général
Créé pour aider l’horeca à absorber ses périodes de pointe, le flexi-job a ensuite été étendu par étapes à d’autres activités. La réforme de 2026 inverse la logique : plutôt qu’une courte liste de secteurs autorisés, presque tous les secteurs sont désormais ouverts, sauf exclusions ou décisions de retrait prévues par le dispositif.
Certains domaines restent exclus ou soumis à des limites particulières, notamment plusieurs activités agricoles, horticoles, maritimes ou domestiques. Comme cette liste peut évoluer, employeurs et travailleurs ont intérêt à vérifier la situation de leur secteur auprès des services officiels avant de conclure un contrat.
Qui peut exercer un flexi-job ?
La règle générale reste celle d’une occupation d’au moins quatre cinquièmes auprès d’un ou de plusieurs autres employeurs durant le trimestre de référence, appelé T-3. Les pensionnés bénéficient d’un régime spécifique et ne doivent pas satisfaire à cette condition des quatre cinquièmes.
Des restrictions empêchent aussi de transformer artificiellement un emploi ordinaire en flexi-job chez le même employeur. Les règles concernant les entreprises liées et certains travailleurs à temps plein ont cependant été adaptées. Le principe reste clair : le flexi-job est conçu comme une activité complémentaire, pas comme un raccourci pour contourner un contrat classique.
Salaire, cotisations et plafond fiscal
L’employeur verse une cotisation patronale spéciale de 28 %. Le travailleur ne paie pas de cotisations personnelles ordinaires sur sa rémunération flexi. Pour un travailleur non pensionné, l’avantage fiscal est limité à 18 440 euros par an : la partie qui dépasse ce plafond perd l’exonération fiscale. Les pensionnés ne sont pas soumis à ce même plafond.
Dans l’horeca, des montants minimum et maximum spécifiques sont publiés et indexés. Au moment de la rédaction, le portail officiel de la sécurité sociale mentionne un minimum de 12,78 euros et un maximum de 22,61 euros par heure, pécule de vacances compris. Ces valeurs pouvant être indexées, elles doivent être vérifiées avant tout engagement.
Ce que cela change pour les restaurants
Pour un restaurant, le flexi-job reste particulièrement utile lorsque l’activité se concentre le soir, le week-end, pendant la saison touristique ou lors d’événements. Il permet de renforcer une équipe pour quelques services sans construire tout le planning autour d’heures supplémentaires.
L’ouverture à presque tous les secteurs crée toutefois une nouvelle concurrence. Un travailleur expérimenté qui choisissait auparavant l’horeca pour un complément de revenu peut désormais trouver un flexi-job dans le commerce, les services ou une administration. Les restaurateurs devront donc soigner davantage l’accueil, l’organisation des horaires et la qualité du management pour fidéliser leurs renforts.
Une souplesse utile, mais pas une solution à tout
Le système répond à un vrai besoin de flexibilité et offre un revenu complémentaire attractif. Il pose aussi une question de fond : à partir de quel moment la souplesse finit-elle par remplacer des emplois stables ? Le flexi-job fonctionne mieux lorsqu’il renforce une équipe permanente, couvre des pics identifiables et repose sur un cadre clair.
Pour les travailleurs, il faut vérifier l’éligibilité, surveiller le plafond annuel et tenir compte de la fatigue liée au cumul d’activités. Pour les employeurs, la déclaration correcte, le contrat, la rémunération applicable et la situation exacte du secteur restent indispensables.
Sources
SPF Emploi — Contrat de travail flexi-job : https://emploi.belgique.be/fr/themes/contrats-de-travail/contrats-de-travail-particuliers/contrat-de-travail-flexi-job
Sécurité sociale — Flexi-jobs : https://www.socialsecurity.be/site_fr/employer/infos/flexi-jobs.htm
Horeca Wallonie — Flexi-jobs : https://www.horecawallonie.be/index.php/flexi-jobs





