top of page

Choux de Bruxelles : et si on les avait surtout trop fait bouillir ?

1 oct.
2 min de lecture

Il suffit parfois de prononcer « choux de Bruxelles » pour que remontent des souvenirs de cantine : une odeur envahissante, des feuilles molles et une amertume qui reste en bouche. Mais faut-il condamner ce légume pour la manière dont on nous l’a servi ?


Le chou de Bruxelles mérite mieux que ce procès expéditif. Ce petit emblème de l’hiver belge a une histoire, une silhouette étonnante et, surtout, d’autres façons d’arriver à table.


Un nom belge, une plante surprenante


Associé depuis longtemps aux cultures autour de Bruxelles, ce chou a gardé le nom de la ville. Il appartient à la même grande famille que le brocoli et le chou-fleur. Mais les petites têtes qu’on mange ne sont pas des choux miniatures simplement posés dans un champ : ce sont des bourgeons serrés qui se forment les uns au-dessus des autres, le long d’une haute tige.


Voilà son anecdote la plus étonnante : si vous ne l’avez vu qu’en vrac sur un étal, imaginez une tige entière couverte de dizaines de petites boules vertes. La plante ressemble presque à un arbre à choux.


L’amertume existe ; la surcuisson n’aide pas


Le chou de Bruxelles possède naturellement une pointe d’amertume. Personne ne gagnera à prétendre le contraire. Mais lorsqu’on le laisse trop longtemps dans l’eau, sa texture se défait et son odeur soufrée s’intensifie. Beaucoup de jugements définitifs se sont peut-être construits autour de cette seule version, souvent servie sans relief.


Le rôtir ou le saisir à la poêle change l’équilibre : les bords brunissent, une douceur apparaît et le cœur reste plus ferme. Il garde sa personnalité, mais ne se résume plus à son amertume.


À table, il peut même jouer les vedettes


Coupés en deux puis rôtis, avec un peu de beurre et quelques noisettes, les choux de Bruxelles peuvent tenir leur place à côté d’une volaille ou d’un plat de porc. En version plus wallonne, ils entrent aussi dans un stoemp : la pomme de terre adoucit leur caractère sans l’effacer.


Chez Wallonie Gourmande, nous pensons qu’un légume aussi marqué mérite d’être goûté autrement qu’après une longue ébullition. Cela ne forcera personne à l’aimer — et c’est très bien ainsi. Mais refuser toute seconde chance au chou de Bruxelles, est-ce juger le légume ou un mauvais souvenir de cuisson ?


Vous les adorez, vous les détestez, ou vous n’avez jamais goûté leur version rôtie ?


bottom of page